JEAN-CLAUDE DEY EXPERT EN ARMES ANCIENNES ET SOUVENIRS HISTORIQUES
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Le dimanche 21 septembre 2025 à Fontainebleau​ avec l'étude Osenat.

9/23/2025

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Le dimanche 21 septembre 2025 à Fontainebleau
​avec l'étude Osenat.


COLLECTION JEAN LOUIS NOISIEZ, vente finale

Souvenirs historiques et militaires

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INFORMATIONS PRATIQUES ET CONTACTS :
Osenat 
9-11, rue Royale
​77300 Fontainebleau


Expert de la vente :
​
Jean-Claude DEY
Expert honoraire près de la Cour d'Appel de Versailles
Ancien Assesseur près la Commission de Conciliation
​et d'Expertise Douanière

Membre du S.F.E.P.


Adresse : 8 bis, Rue Schlumberger,
​92430 MARNES LA COQUETTE

Tel : 01.47.41.65.31
Mail : [email protected].
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MENUSIER London.
Montre de gousset à automates, à secret, érotique,
en or jaune 750/1000
.
​Cadran émaillé blanc. Chiffres arabes de style Breguet.
Au centre de la cuvette en laiton, un automate érotique secret se dévoile et s'actionne par la sonnerie. Les automates représentent une scène d'amour antique avec deux personnages sur une méridienne.
Mécanique complexe à sonnerie.
Mouvement mécanique à remontage à clé.
Pièce d'exception en état de fonctionnement.
Sous la cloche, initiales « ICB » sous couronne. Avec une clé.
​Vers : 1820. Diamètre : 56 mm. Poids brut : 138.76 g

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Sabre de luxe du Général Duroc du type des grenadiers a cheval de la garde consulaire.
Curieux sabre dans le goût et au modèle de ceux de la Garde des Consuls.
Poignée en bois recouverte de galuchat avec double filigrane.
Riche monture en bronze, gravée, ciselée et dorée.
Calotte à courte queue ciselée en fort relief, surmontée d’un mufle de lion ceinturé d’une bague à huit pans présentant sept étoiles, jupes ornées de fleurettes et d’une palme.
Garde à coquille à cinq branches en bronze, présentant au centre une toile d’araignée ornée d’un médaillon au « N » dans une couronne de laurier, surmonté de l’aigle entourée de branches de chêne et de laurier.
Les quatre branches partant de la branche principale sont décorées de têtes de coq et se terminent en rosaces feuillagées.
Quillon à tête d’aigle, bec vers la pointe.
Lame courbe à dos rond, gravée « Manufacture de Klingenthal Coulaux frères », à contre tranchant et gouttières, gravée au tiers d’attributs et de trophées d’armes surmontés de l’aigle, faisceau de licteur et rinceaux feuillagés, marquée dans le damas « Général Duroc » sur les deux faces.
Fourreau en bois recouvert de galuchat à trois garnitures en laiton, ciselées, dorées, au modèle et dans le gout des sabres de la Garde des Consuls, à décor de trophées, décors géométriques, fleurs, feuilles d’eau, entrelacs, rosaces, bonnet de la Liberté et patte de lion. Dard en fer.
La chappe a une entaille faite pour sortir plus sûrement la lame à l’orientale à lame courbe.
Porte sur le fourreau une étiquette à la plume « Sabre du Gl Duroc Collection Bernard Franck n°225 SH ».
A.B.E. Époque Ier Empire
(poignée postérieure, le fourreau, au modèle et d’époque, rapporté et ajusté au sabre) .


Provenance :
- Collection Bernard Franck, 5ème vente, n°178
- Collection Charles Marchal
- Collection Milliat
- Collection Courtois
- Collection Jean Louis Noisiez.

Michel Duroc (1772-1813)
Militaire de formation, artilleur, il est déjà au côté de Napoléon Bonaparte au siège de Toulon en 1793 et sera de toutes les campagnes jusqu'à sa mort, au champ d'honneur en Saxe en 1813. Sénateur, Grand Maréchal du Palais et Duc, il occupe une place éminente dans l'organisation militaire, politique et diplomatique de l'Empire. Il repose sous le dôme des Invalides, conformément aux désirs de l'Empereur.

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Beau fusil de chasse double à silex de « BOUTET Directeur Artiste Manufacture à Versailles ».
​Canons en table de couleur tabac, ronds, à pans aux tonnerres, profusément et joliment décorés d’incrustations à l’or, de frises de feuillage, de guirlandes feuillagées, de trophées d’armes, flèches, grenades et poinçon « NB » dans un ovale ; gravés, à gauche, « Canon de » et, à droite, « Leclerc ».
Point de mire en argent orné de rayons or.
Queue de culasse gravée de rayons et de frises. Vis ciselées.
Platines à corps plats signées, à droite, « Boutet Directeur Artiste » et, à gauche, « Manufacture à Versailles ». Ressort à galets.
Bassinets en fer à grands pare-étincelles ciselés de feuillages aux queues.
Chiens col de de cygne à corps plats finement gravés, ainsi que les mâchoires supérieures.
Garnitures de grande qualité en acier finement découpées, ciselées et gravées.
Double détente. Pontet à queue en crochet à décor de feuillages et d’urnes.
Plaque de couche découpée, ornée d’une guirlande de fleurs et de feuillages en fort relief.
Monture en ronce de noyer choisie, marbrée, à fût court.
Crosse et fût en partie sculptés de feuillages.
Baguette en fanon à embout en corne.
B.E. Époque Consulat-Ier Empire.
Fusil de très grande qualité et du plus bel effet.
Long. : 125,5 cm.


Provenance :
- Vente 1985, château d’Echuilly, Maître Segeron et Fournier
- Antiquaire parisien
- Collection Jean Louis Noisiez.

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Couteau à dessert.
​Lame et manche en vermeil.
Manche ciselé de haut en bas, sur les deux faces, de l'Empereur Napoléon Ier de profil tête laurée, fleurettes, feuillage, abeille ; et des grandes armes impériales, abeille et "N" entouré de feuilles de laurier ; poinçonné du « B » du singe violet et barrette de Biennais.
Lame à dos rond frappée "Au singe violet", surchargée d’un poinçon "DIM" et de poinçons anglais sur le côté.
B.E.
Longueur : 20 cm. Poids : 54 g env.



Martin Guillaume BIENNAIS est le plus célèbre fournisseur de Napoléon Ier; il a notamment l'exclusivité des fournitures pour la table impériale.
​Provenance : Antiquaire parisien.

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Ensemble casque et cuirasse d’officier de carabiniers :
​- Casque.
Bombe en laiton. Cimier à décor de feuilles de laurier, doré.
Bandeau en métal argenté. Jonc en métal blanc.
Motif de bandeau à la grenade, doré.
Bossettes argentées rayonnantes à étoiles, guillochées, dorées. Jugulaires à anneaux en « 8 », guillochées, doublées postérieurement d’une plaque de laiton et de drap noir.
Coiffe intérieure de troupe. Crinière remontée en crin rouge.
A.B.E. deux trous repercés à l’avant du cimier.
- Cuirasse.
En fer recouvert de laiton.
Épaulières remontées à attaches en mufles de lion.
Agrafes dorées à décor de feuilles de laurier.
Cuirs et ceinture changés.
A.B.E. Époque Second Empire.
On y joint deux paires d’épaulettes IIIe République


Historique : Entre 1825 et 1865, deux régiments de carabiniers coexistent, ils font régulièrement les honneurs au chef de l’État, ne participent pas aux campagnes et restent casernés durant tout le Second Empire. Lors du coup d’état du 2 décembre 1852, ils interviennent sur les Champs Élysées pour dissuader les émeutiers ; durant la guerre de 1870, ils participent à la bataille de la Gravelotte puis subissent le siège de Metz et la capitulation avant de disparaitre en 1871.
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Sabre d’officier supérieur de cavalerie.
Poignée en ébène quadrillé.
Monture en argent ciselé dite « à la Marengo ».
Calotte à courte queue à mufle de lion, écailles et toiles d'araignée. Garde à chaînette, à deux quillons inversés en tête d'animal fantastique et deux oreillons en navette à décor d'une tête à l'antique.
Superbe lame courbe, à dos plat, contre tranchant et pans creux, entièrement gravée sur fond doré, sur une face : de scènes de batailles ; sur l'autre face, de soleil, croissants, étoiles, animaux fantastiques, tête de turc et carte marquée "Europa".
Fourreau en argent gravé et ciselé, sur une face, d'écailles, de campements militaires, de bateaux, de trophées d'armes et d'une ville orientale ; sur l'autre face, de faisceaux de joncs. Anneaux et dard en fer. A.B.E. Dans le goût du Ier Empire, fabrication postérieure.
(usure, un quillon ressoudé).
​Poinçons sur la garde et le fourreau : 1er coq Paris, tête de vieillard 1798-1809, poinçon d'orfèvre "JM" étoilé.

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Somptueux sabre de luxe Ottoman.
Sabre ottoman PALA de grande qualité
.
​Poignée à plaquettes de corne claire à trois boutons de rivure dont deux en œillets, en ronde bosse, damasquinés d’or.
Monture en argent niellé d’or.
Garde à deux longs quillons et oreillons à pans, damasquinée sur fond d’or.
Quillons se terminant par deux boutons en relief à décor de fleurs et deux oreillons triangulaires à quatre oreilles ; l’ensemble damasquiné d’or en suite et enrichi de triangles d’or au centre.
Superbe, forte et large lame courbe, de 74,5 cm de longueur et 42 mm de largeur au talon, en damas, à dos plat au talon, puis à rainures évidées, s’élargissant et se terminant par un contre tranchant ; décorée à l’or au talon sur une face dans un médaillon de la tughra du sultan Mahmoud II (1809-1839), d’une aiguière de la pureté et de deux cartouches : l’un avec inscription « Ya mufattih al-abwab » (Oh Celui qui ouvre les Portes) et, le second, avec inscription « Iftah lana khayr al-bab » (Ouvre-nous la meilleure des portes); sur l’autre face, le sceau de Salomon inscrit des noms des sept dormants d’Éphèse ainsi qu’une aiguière de la Pureté.
Fort fourreau en vermeil damasquiné, à bracelet mouvementé, garni de deux anneaux de suspente.
Languette mobile au talon de façon à dégager facilement la lame très courbée.
Le fourreau est décoré en suite sur toute sa longueur sur les deux faces, de dix médaillons, dont huit losangiques, à décor d’étoiles et de trophées d’armes, entrecoupés de neuf fleurs ; l’ensemble enrichi sur les bords d’une frise.
Sur le dos du fourreau une inscription, probablement un nom turc, « Ali Gavvas ».
Dard découpé gravé à jours.
L’ensemble en bon état.
Long total. : 92,5 cm.
B.E. Époque Ier Empire-Restauration.


Provenance : Vente du capitaine Hayer à Angers n°381 en 1972.
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Général Bonaparte au citoyen Fain 1796.
​Cassette nécessaire de pistolets à silex, en noyer clair ciré, ornée d’un écu sur le couvercle gravé « Le Général Bonaparte au Cen A.J.F Fain 1796 », gainée à l’intérieur de velours bordeaux.

Ouverte, elle présente :

-Une fine paire de pistolets à silex d’officier.
Canons à pans, légèrement tromblonnés aux bouches, à rayures cheveux, poinçonnés aux tonnerres « VLr » sous bonnet, « B2 » avec palmes ; surmontés d’un point de mire et d’un cran de visée.
Queues de culasse découpées.
Fines platines gravées « Manufre à Versailles » et chiens col de cygne à corps plats.
Bassinets à pans, à grands pare-étincelles.
Toutes garnitures en fer découpées et la platine en acier poli glacé. Montures en noyer clair tigré.
Crosses à long fût, pommeaux ovales gravés « Le Gle Bonaparte au Cen A.J.F. Fain 1796 ».
Baguettes en fanon à embouts en corne et fer.
Long. : 30,5 cm. Cal. 12,9 mm.

Poinçons : « VLr » sous bonnet : poinçon d’inspecteur. « NB » sous bonnet : poinçon de Nicolas Boutet. « B2 » avec palmes : poinçon d’inspecteur 2ème division An 3-An 4, probablement Daniel Bouyssavy. -

-Et des accessoires : maillet en bois avec manche faisant baguette de bourrage, tournevis à poignée en noyer, moule à balles en acier poli blanc, baguette de bourrage, dosette, boite ronde en ébène pour calepins ou balles et sa clé.

Cassette et accessoires en bon état, anciens mais postérieurs.
Dim : 24 x 41,3 x Ht 7 cm.


Agathon Jean François Fain (1778-1836).
Baron, écrivain et homme politique français. Débute dès seize ans, comme surnuméraire dans les bureaux du comité militaire de la Convention. Remarqué par Paul Barras pour son esprit méthodique, il est nommé chef du bureau de la correspondance du Directoire en 1796, puis chef de cabinet et, par la suite, chef de division du secrétariat général du Directoire. Sous le Consulat, Fain est préposé à la division des Archives, rattaché à Hugues-Bernard Maret, futur duc de Bassano, alors secrétaire d'État puis garde général des Archives impériales. Entre en 1806 au cabinet particulier de Napoléon Ier avec le titre de secrétaire-archiviste. Attaché à la personne de l'Empereur, il l'accompagne dans toutes ses campagnes et est créé par lui baron de l'Empire en 1809 et nommé maître des requêtes au Conseil d'État en 1811. Secrétaire particulier en 1813, il sert Napoléon jusqu’à l'abdication de Fontainebleau le 6 avril 1814. Le baron Fain reprend ses fonctions auprès de l'Empereur le soir même de son retour au Palais des Tuileries le 20 mars 1815. Il ne le quitte pas pendant les Cent-Jours et le suit jusqu’à la Bataille de Waterloo. Adjoint au ministre secrétaire d'État du gouvernement provisoire du 6 au 8 juillet 1815, il se retire au moment de la Seconde Restauration et vit jusqu'en 1830 dans une retraite absolue, s'occupant à la publication de ses souvenirs personnels sur Napoléon, qui sont considérés comme "d'une très grande fiabilité". En 1830, Louis-Philippe le nomme premier secrétaire de son cabinet et le confirme dans le grade de commandeur de la Légion d'honneur. Élu en 1834 à la Chambre des députés (département du Loiret) et nommé en 1836 conseiller général (Loiret). Premier Secrétaire du cabinet de Napoléon Ier, discret et travailleur, Fain a assisté l’Empereur nuit et jour, au palais comme sur le champ de bataille. Napoléon se serait un jour adressé à lui en ces mots: “Vous aussi, vous serez immortel. N’êtes-vous pas mon secrétaire ?”.

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BOUTET Manufacture à Versailles.
Pistolet à silex d’officier.

Canon à pans, lisse, tromblonné à la bouche, gravé au trait sur fond d’or, à point de mire en argent, signé sur le dessus « Boutet Directeur Artiste », poinçonné au tonnerre sur fond d’or d’une fleur de lys, de deux poinçons de Saint-Etienne, d’une barrette « Boutet » et orné de frises or.
​Queue de culasse gravée d’une toile d’araignée.
Platine signée « Manufre à Versailles » et chien col de cygne à corps plat, finement gravée de rinceaux feuillagés et de fleurettes.
Bassinet ovale à grand pare étincelles.
Mâchoire supérieure du chien et batterie gravées de branches de feuillages et de toiles d’araignée.
Fines garnitures en acier, découpées.
Devant de pontet en urne couverte.
Pontet au masque de Satan, feuillages, urnes et toiles d’araignée.
Contre platine feuillagée.
Pommeau ovale décoré d’une toile d’araignée en suite.
Monture en noyer verni. Crosse à long fût.
Baguette en bois à embout en os. Toutes vis guillochées.
A.B.E. Époque Restauration (1815-1820).
Finition poli glacé, remis en couleur, petite enture le long du canon au fût et petits coups et rayures.
Long.: 34 cm. Cal. 18,3 mm.

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Exceptionnelle paire de fusils de chasse ayant appartenu au Roi Jérôme, à broche, calibre 10.
​Présentée dans deux coffrets de transport, avec leurs accessoires.

Le premier coffret
 en acajou, avec cartouche au centre en laiton découpé, gravé « J.E.N. » sous couronne, aux coins renforcés de laiton découpé.
Poignées latérales incrustées.
Fermeture à serrure à deux points et deux crochets de maintien.
Gainé à l’intérieur de velours vert bouteille, décoré à l’or dans le couvercle et marqué « Devisme 36 boulevart des Italiens - Arquebusier Breveté à Paris ».

Il contient :

-Un fusil de chasse à broche, système Lefaucheux, deux coups, calibre 12.
Canons ronds en table de 74,5 cm, rubans et damas fins, décorés aux bouches de filets d’or et, aux tonnerres, d’incrustations de feuilles d’or et « n°1 ».
Sur la bande, dans un cartouche : « 1-Gastinne Renette ARQr de S.M. l’Empereur à Paris ».
Système d’extraction par la bande se déplaçant latéralement sur 65 mm par pivotement.
Daté sous les canons « 1854 » et « N°1071 ».
Platines signées.
Bascule et garnitures finement ciselées et gravées de feuilles de vignes.
Pontet incrusté à l’or au chiffre du Roi Jérôme, « J.E.N. » sous couronne, (Jérôme Napoléon).
Double détente bleuie.
Crosse en beau noyer quadrillé avec pièce ovale en or en dessous gravée « 1 ».
Longueur totale : 112 cm.

-Et ses accessoires : moule à balles, pousse-amorces, deux dosettes en laiton, boite à amorces et instrument en ébène de recalibrage des cartouches, poire à poudre à bec doseur réglable recouverte de maroquin vert et signée « GAJ W-HAWKSLEY », bretelle en cuir vert.

L’ensemble en parfait état et bien complet de tous ses éléments d’origine.

Le second coffret à l’identique du premier.

Il contient :

-Un second fusil au modèle, faisant paire avec le premier, deux coups, calibre 12.
A noter les différences suivantes :
« N°2 » à l’or sur le canon au tonnerre.
« 1854 » et « n°1071 » sous le canon.
Sur la crosse, en dessous, une pièce ovale en or gravée « 2 ».

-Et ses accessoires, complémentaires à ceux du premier coffret : instrument de recalibrage des cartouches, marteau en métal poli glacé, deux tournevis à manches en ébène, boites à bourre, baguette de nettoyage en trois parties, emporte-pièce pour le découpage des bourres ou calepins, dosette en métal graduée, poire à poudre à bec doseur réglable recouverte de maroquin vert et signée « GAJ W-HAWKSLEY » et bretelle en cuir vert.

L’ensemble en très bon état et bien complet de tous ses éléments d’origine. (légères petites griffes sur les crosses, un petit accident sur chaque coffret).
Une clé pour les deux coffrets.
Tailles des coffrets : 81,5 x 24,5 x Ht. : 7,8 cm.


Provenance :
Vente des objets mobiliers, appartenant à S.A.I. le Prince Napoléon, garnissant la Villa Prangins.
Vente aux enchères publiques à la Villa Prangins, (Nyon-Vaud), du 30 octobre au 11 novembre 1950.
Ces fusils ont été vendus sous le n°0817 par Maître Vincent, experts : Messieurs Clément Bosson et Robert Jean Charles.


Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie (1784-1860). Dernier frère de Napoléon, né à Ajaccio, orphelin de père à un an, il quitte la Corse au milieu des troubles de la Révolution (1793). Après le 18 Brumaire (1799), il réside aux Tuileries, et entre dans la garde consulaire. A la suite d'une querelle, il se bat en duel avec le frère du général Davout. Il doit alors quitter son régiment et entre dans la marine comme aspirant de seconde classe (novembre 1800). Il prend part à l'expédition de Saint-Domingue, au cours de laquelle Villaret de Joyeuse le promeut enseigne de vaisseau (novembre 1802). Rappelé par le Premier Consul (avril 1803), il préfère se rendre aux Etats-Unis. A Baltimore, il s'éprend de la fille d'un riche négociant, Élisa Patterson, qu'il épouse sans demander le consentement des siens (24 décembre 1803). Il n'est donc pas de ce fait parmi les princes d'Empire de 1804. Dès le 18 mai 1805, à la tête d'une escadre, il contraint le dey d'Alger à rendre la liberté à des prisonniers français. A son retour, il est fait capitaine de vaisseau (1er novembre 1805). Il commande en second, sous l'amiral Willaumez, la flotte chargée de ravitailler les Antilles. Séparé de son chef par une tempête qui réduit la flotte au seul navire qu'il commande, (le Vétéran), il enlève aux Anglais, après un brillant combat, un riche convoi de navires marchands. De retour en Bretagne (26 août 1806), l'Empereur le nomme contre-amiral (19 septembre 1806). Après Tilsit, Napoléon juge son frère mûr pour la dignité royale et lui attribue le royaume de Westphalie. Jérôme s'établit comme souverain à Cassel, après avoir épousé, par la volonté de l'Empereur (22 août 1807), la princesse Catherine de Wurtemberg. Il prend la tête du 10e corps de la Grande Armée en Allemagne (1809), chargé de garder la Saxe et d'observer la Prusse pendant que l'Empereur opère sur le Danube avec le gros de ses forces contre les Autrichiens. L'Empereur, partant pour la Russie, confie à Jérôme l'aile droite de la Grande Armée, c'est-à-dire trois corps de 90 000 hommes. Mécontent d'être placé sous les ordres de Davout qui n'a que le rang de prince, il quitte son commandement (14 juillet 1812). L'Empire tombé, Jérôme quitte la France. Après le retour de l'île d'Elbe, Jérôme offre ses services à Napoléon, qui les accepte. Il prend une part honorable aux combats de Charleroi et des Quatre-Bras, à la tête d'une simple division, puis se bat bravement à Waterloo où il est blessé. Après avoir vécu en divers pays sous le nom de prince de Montfort (Trieste 1819, Rome 1823, Florence 1831), il est autorisé, à l'issue d'un débat parlementaire, à regagner la France en 1847. Il approuve la révolution de février 1848 et participe à l'élévation de son neveu Louis Napoléon qui le nommera gouverneur des Invalides (23 décembre 1848), maréchal de France (1er janvier 1850) et, après le coup d'État, président du Sénat (28 janvier 1852). Il meurt oublié au château de Villégenis à Massy (Essonne). Son corps est inhumé aux Invalides.
De son premier mariage avec l'Américaine Patterson (cassé par l'Empereur), il a un fils, Jérôme Napoléon Bonaparte (1805-1870), non reconnu en France; du second mariage avec la princesse Catherine de Wurtemberg (1807) sont issus la princesse Mathilde, mariée brièvement au prince Demidoff, sans postérité, et un fils, le prince Napoléon, dit le prince Jérôme, surnommé Plon-Plon (1822-1891), député de Corse (1848), député de la Sarthe (1849), ministre plénipotentiaire à Madrid (1848), sénateur (1852), général de division (1853), ministre de l'Algérie et des Colonies (1858-1859). C'est de lui que descend le prince Louis Napoléon Bonaparte, né en 1914.

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